Le métier de généalogiste

Le métier de généalogiste

Le généalogiste professionnel se divise en deux métiers : le généalogiste familial et le généalogiste successoral. Objectif dans les deux cas : prouver la filiation et la parenté. La finalité est par contre différente. Dans le cadre de la généalogie successorale, cette recherche de parenté se fait exclusivement pour trouver des héritiers inconnus d’une succession vacante. Dans le cadre de la généalogie familiale, cette recherche s’effectue uniquement pour trouver les ancêtres de la personne qui en fait la demande.
Dans les deux cas, afin de protéger la vie privée des individus, toutes les démarches concernant l’état civil de moins de 100 ans se font sur autorisation délivrée par les procureurs de la République.
Le généalogiste est tenu au secret professionnel. Il s’engage à communiquer les informations qu’il a recueillies aux seules personnes autorisées.

Le généalogiste familial :

Son rôle : aide à la mise en place d’un arbre généalogique ou reconstruction de l’histoire des familles et de leurs membres :

  • Recherche de tous documents prouvant la parenté : actes d’état civil, actes notariés notamment. Le généalogiste familial doit parfaitement connaître les séries des Archives Départementales et toutes les pistes que chacune d’elles peut lui apporter. De même, il doit savoir déchiffrer des actes aussi bien du XVIe siècle que du XIXe.

  • La photographie des actes trouvés afin de fournir la preuve de ce qu’il avance. Ou sinon, il doit donner précisément les cotes et les folios des documents qu’il a consultés.

  • L’informatisation de l’arbre généalogique

  • La rédaction du rapport au client lui indiquant toutes les démarches qu’il a pu effectuer pour lui et le résultat obtenu pour chacune

Sans oublier les prestations moins logistiques comme gérer le stress des clients (ces derniers peuvent être impatients d’obtenir des résultats).

Le généalogiste successoral :

A la demande d’un notaire, ou parfois de sa propre initiative, il est chargé de retrouver tous les héritiers d’une personne. Il peut aussi intervenir dans le cadre d’une vérification de dévolution successorale à la demande d’un officier ministériel. Il pourra enfin intervenir pour identifier les descendants d’une personne ou débloquer une vente immobilière dans laquelle la trace des propriétaires légitimes a été perdue. Pour cela :
  • Recherche de tous documents pouvant prouver la parenté : état civil, listes électorales, recensements de population.

  • Enquête de terrain (voisins, amis, employeurs …)


Il doit être couvert par une assurance en responsabilité civile et une garantie financière dont il doit pouvoir se justifier à tout moment.

En ce qui concerne les généalogistes successoraux, il existe quelques grandes études ayant des cabinets nationalement : Coutot-Roehrig, Andriveau, Maillard, Bovyn-Deschnik…
Il est préférable, pour un généalogiste successoral qui veuille s’installer à son compte, d’être passé au préalable par le statut de salarié d’une de ces grandes études afin d’apprendre le métier.

Le généalogiste successoral a pour prescripteurs : les notaires, les assureurs (dans le cadre des assurances-vie pour lesquelles il faut rechercher les ayants droits).
Ses clients sont les héritiers qui signent avec lui des contrats de révélation.

Le généalogiste successoral facture ses honoraires en fonction du degré de parenté entre l’héritier retrouvé et le défunt. Soit de 20 à 50% de l’actif net de la succession.
Le client dispose d’un délai de réflexion de huit jours après signature du contrat afin de se rétracter et cette clause doit être écrite.

Question :

Je suis en première année de droit et j'aimerais savoir si je peux exercer le métier de généalogiste en Espagne avec un diplôme français ou s'il est préférable que je poursuive mes études là-bas?
Si je dois faire mes études en Espagne est-ce que je dois refaire ma première année ou alors est-ce que je peux continuer mon cycle sans problèmes?


Réponse :

En France pas de réglementation tout le monde peut être généalogiste (malheureusement).
Pour l’Espagne, je ne sais pas.